Les idées reçues

Depuis que j’ai commencé à faire de la photo de mode, j’ai eu l’occasion d’accompagner de nombreuses marques dans leur besoin d’images. A ce titre, j’ai été confronté à des demandes que je relate ici et qui constituent de véritables fausses bonnes idées.

Shooter sur Paris, en novembre, en extérieur, une collection de maillots de bain.
Faut-il vraiment que j’explique pourquoi ce n’est pas une bonne idée ?!

Prendre une « copine » comme mannequin parce qu’elle est « hyper » belle.
Si elle a un beau book, c’est une option envisageable. Si elle n’a jamais posé, le shooting va être très compliqué car pour obtenir un résultat qualitatif, il va falloir consacrer beaucoup de temps au détriment du nombre d’images à réaliser.

Shooter un nombre déraisonnable par jour de looks.
Les changements de tenues se feront au détriment du temps consacré à la prise de vue. De plus, il y a fort à parier que le/la mannequin, mais aussi l’équipe soient vite épuisés, et cela se verra sur les images !

Un jour, sur un shooting en studio, j’ai été confronté à un tel cas de figure. Il est prévu de photographier 20 looks. Alors que la journée se termine, la cliente m’annonce à 17h qu’il y a encore 15 looks à faire. Cette cliente, qui travaille depuis plus de 20 ans dans la mode, s’offusque lorsque du surcout notamment demandé par l’agence de mannequin pour le dépassement d’horaire. Les 15 looks seront finalement shootés en 45 minutes avec une direction artistique inexistante pour un résultat médiocre… que la cliente n’utilisera pas finalement !

Faire l’économie d’une déclaration de shooting sur un espace public ou privé.
Le risque est alors de devoir être forcé de quitter le lieu immédiatement alors que tout est pensé et organisé sur ce site.

Shooter des protos qui ne sont pas « conformes ».
Dès lors, le budget retouche complémentaire va être conséquent pour redonner aux vêtements leur bon coloris.

Improviser un studio photo dans un local exigu et bas de plafond.
Dans une telle configuration, la gestion de la lumière est alors problématique et le rendu final des images s’en ressentira.

Ne pas faire appel à un/une maquilleur/se, afin que le/la mannequin soit véritablement naturel/le.
Dans une telle configuration, on risque surtout que le/la mannequin ait un teint « je sors du lit, j’ai fait 3 shooting les jours précédents et je suis complétement jet lag » !

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